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CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

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De 1837 à 1901, la Grande-Bretagne a produit beaucoup de tableaux, alors qu'elle était la principale puissance politique et économique mondiale. Cet art reste cependant méconnu à l'étranger.

"Vivien", de Frederick Dandys, 1863.

Nike Cher Air Pas Pour Bon Huarache Chaussure Marché tshQdr Crédits: Fondation de l'Hermitage, Lausanne 2019.
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L'Hermitage lausannois consacre une exposition à la peinture anglaise. Voilà une bonne nouvelle. La Grande-Bretagne reste une île sur le plan pictural, à part le trublion Francis Bacon. Il suffit de voir l'état des collections publiques françaises, qui servent de modèles au monde francophone. Un département croupion au Louvre, en dépit de quelques acquisitions et dons récents (1). Le néant ou presque au Musée d'Orsay. Le grand vide au Centre Pompidou, qui n'a rien de la première moité du XXe siècle et bien peu pour après. Juste un ou deux grands et beaux Bacon, mais pas de Lucian Freud, de Leon Kossoff ou de Frank Auerbach. Le rattrapage pourrait se faire pour la création récente, de Jenny Saville à Tracy Enim. Seulement voilà! Il s'agit de créations devenues ruineuses, des millions, alors que l'art français contemporain reste désespérément (sauf pour les amateurs, naturellement!) bon marché.

C'est assez logiquement que l'Hermitage s'est concentré sur l'art victorien. Une longue période qui va de la montée sur le trône de la jeune Victoria en 1837 à sa mort en icône nationale drapée de noir, comme un corbillard, début 1901. Cette époque correspond à la construction de la maison Bugnion sur les hauts de Lausanne. Les tableaux sont moins énormes que ceux du XVIIIe, où le moindre portrait en pied mesure deux mètres cinquante de haut. Les sujets représentés correspondent mieux au public visé. Très bourgeois, à l'ancienne. L'Angleterre d'alors a produit beaucoup de paysages, de scènes de genre et d'images de femmes et d'enfants. Il y a bien le côté inquiétant des préraphaélites, dont la première confrérie naît en 1848. Mais ses créatures rousses (2), un peu maléfiques, se voient représentées d'un pinceau léché sous les traits les plus attrayants.

Une entreprise difficile

Il fallait un chef pour orchestrer cette exposition d'où tout proviendrait des pays anglo-saxons, même si l'Amérique ne s'est pas vue sollicitée pour des raisons de coûts. Sylvie Wuhrmann a sollicité William Hauptmann, qui connaît bien la maison depuis le temps où Juliane Cosandier en était la directrice. Son côté anglophone pouvait servir pour des tractations non seulement avec Londres, mais Liverpool, Manchester, Edimbourg ou Glasgow. La peinture britannique contemporaine a tôt été achetée à prix d'or par les grands industriels d'avant 1914, qui en ont fait don à de jeunes musées locaux. Il y avait une fierté nationaliste dans ces achats de prestige, au temps où le Royaume-Uni formait la plus grande puissance politique et économique mondiale. Il ne faut pas oublier que la Tate Gallery est née d'un don du roi du sucre Henry Tate en argent et en tableaux. Il s'agissait alors d'un appendice de la National Gallery.

Lancer une telle opération depuis la Suisse romande n'était pas facile. Il n'y avait pas d'échange possible. La peinture victorienne est connue pour un certain nombre de toiles ultra-célèbres, que leurs auteurs mitonnaient pendant des mois, voire des années. Autant dire qu'elles sortent peu de frontières, même si Penelope Curtis avait en son temps bousculé la Tate Britain en favorisant le XXe siècle au détriment du XIXe. Une révolution qui lui a d'ailleurs coûté sa place. L'autre problème est le fantastique retour financier de cette peinture longtemps décriée. Un Burne-Jones ou un John William Waterhouse valent désormais des fortunes. William Hauptmann l'explique bien dans la préface du catalogue. Il cite le cas d'un Lawrence Alma-Tadema, peintre d’origine néerlandaise ayant fait fortune à Londres. Dans les années 1950, un collectionneur avait acheté l'une de ses toiles pour le cadre, roulant l’œuvre dans un placard. Redécouverte, «La découverte de Moïse» s'est vendue deux millions et demi de livres en 1995. En 2010, elle en obtenait trente-neuf millions aux enchères. Vous imaginez les frais d'assurances (3)!

Peu d'oeuvres célèbres

Qu'a obtenu l'Hermitage à l'issue de batailles difficiles à gagner? Un joli panorama de l'art victorien. L'exposition se révèle agréable à visiter. Il n'en s'agit pas moins d'une seconde garniture. Aucun tableau phare, même si j'ai un faible pour «The Bayswater Omnibus» (1895) de George William Joy, venu du Museum of London. Le seul souvent reproduit dans des livres demeure sans doute la «Beata Beatrix» (1880) de Dante Gabriele Rosseti, qui appartient à Edimbourg. Les Turner de la fin ne font pas partie des créations phares léguées à la nation par le peintre en 1853. John William Waterhouse, Walter Sickert ou Sir Frederick Leighton brillent, eux, par leur absence.

"Printemps, Arnside Knot vu de Warton" de Daniel Alexander Williamson, 1863. Photo Fondation de l'Hermitage, Lausanne 2019.
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Faut-il le regretter? Oui d'un certain côté. Non d'un autre. Je suis un peu triste, moi qui aime beaucoup la peinture anglaise, de ne pas la voir sous son jour le plus flatteur. Le John Martin reste ainsi très mineur par rapport à ses grandes créations apocalyptiques. Je me déclare en revanche ravi d'avoir découvert des œuvres que je ne connaissais pas. Beaucoup doivent se trouver dans les réserves des institutions de la capitale. La reine, qui a prêté trois tableaux provenant des nombreux achats de Victoria, propose par définition à la Queen's Gallery des manifestations temporaires. Les musées de régions demeurent peu connus des amateurs étrangers. Qui visite aujourd'hui les anciennes villes industrielles du Nord, en plein déclin? L'incompréhensible réseau des chemins de fer privés n'y aide pas et conduire à gauche ne séduit pas tout le monde.

Découvertes à faire

Il y a donc de réelles découvertes à Lausanne, à commencer par «Vivien» (1863) de Frederick Sandys, qui fait l'affiche. Une beauté vénéneuse sur fond de plumes de paon. Je ne connaissais ni les noms de Joseph Noel Patton, ni d'Eleanor Fortescue-Brickdale, ni de Daniel Alexander Williamson. C'était enfin une bonne idée que de montrer en regard de la photographie, même s'il s'agit ici de rééditions. Il est passionnant de voir la galerie de portraits de Jane Morris, l'idole des préraphaélites. Elle avait tout pour leur plaire. Rousse. Androgyne. Et bien sûr malade. Le seul James Tissot vu à Lausanne, qui reste secondaire dans la carrière de cet éblouissant Franco-Anglais, s'intitule du reste «La convalescente».

(1) Le Musée d'art et d'histoire de Genève possède curieusement une belle collection anglaise, de Hogarth à Sir Thomas Lawrence en passant par Francis Danby. Danby a du reste vécu à Genève.
(2) Les rousses, qui ont aussi fait vibrer les Français du XIXe siècle, font aujourd'hui l'objet d'une exposition au Musée Henner de Paris. Elle dure jusqu'au 20 mai.
(3) Le principal acquéreur de peintures victoriennes est en ce moment Sir Lloyd Andrew Webber, le compositeur de «Le fantôme de l'Opéra» ou de «Cats».Black Turf Yellow Nike Max Voltage Release Air Speed White Date c5jL34ARq

Pratique

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«La peinture anglaise, De Turner à Whistler», Fondation de l'Hermitage, 2, route du Signal, Lausanne, jusqu'au 2 juin. Tél. 021 320 50 01, site www.fondation-hermitage.ch Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, le jeudi jusqu'à 21h.

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